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15/08/2015

Lectures de plage, voyages de plage, brisures de plage

ce casse-couilles de Geronimo

cette greluche de Nadejda Kroupskaïa

cet allongé de Lénine

ce troué de Charb

 

cette mal épilée de Despentes

cet allumé de Kazantzakis qui devrait se passer le lyrisme à l'eau froide

cette piquée du supernez d'Amy Winehouse

ce tambourin de Serge Pey

 

ce truc en marbre de Maïakovski

ce cardiaque de Boulgakov

ce magouilleur de Christophe Colomb

 

j'ai dit je le redis

cet été

ce sera détente

 

25/07/2015

On sentait encore l'essence

On a claqué des portières, on a porté le corps, on a creusé la terre, on a craché ses poumons mais on pensait à la bière fraîche, celle de l'après, celle de l'inauguration du jour où plus rien ne sera comme avant.

On a tailladé les mains on a brûlé les textiles on a repris le savon mais on sentait encore l'essence. Alors on a frotté encore et encore, et on s'est écroulé dans le hamac.

 

Voyez comme on avait l'air sage avec cette nouvelle cicatrice

lueur de panique en sueur

t'es beau les cheveux blancs mon amour

 

Tics et rituels - s'arracher la peau des doigts avec les dents.

Fallait encore aller voir chez Poutine ce que c'était vraiment que le nationalisme.

Puis tracer un peu plus loin pour si, des fois, un bateau.

Et puis ensuite il fallait à nouveau remplir les tupperwares, débrancher l'alarme, répondre aux mails les plus urgents, remplir les demandes de congés.

On sentait encore l'essence.

Personne ne faisait de commentaires.

 

23/07/2015

Un matin, quoi

ce matin ça se lâche un peu... une légèreté...

pas dans la boula ventre...

mais au-dessus de la boule...

juste au-dessus des coups de boule de la boule...

ça se passe dans la cour de la copropriété au boulot...

à moins cinq de quelque chose comme toujours dans ces moments-là...

je fume et je suis content d'être là là fumer au soleil... voilà toute l'affaire...

dans la pleine conscience de ma boule au ventre... sans pensées parasitaires...

alors qu'il y a plein d'êtres humains qui n'ont même pas assez de présence au monde pour bien profiter de leur boule au ventre...

et ce sentiment d'euphorie av durer quoi, 12 minutes...

n'empêche que c'est MES 12 minutes...

allez bisou, monde cruel...

 

 

(ce texte et ses minutes de repos sont les miennes, mais les points de suspension je les ai piqués à Heptanes Fraxion. Je précise parce que ce n'est jamais inutile d'aller faire un tour par chez lui.)