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28/01/2015

A l'Yve B, l'homme qui s'écoutait couler

(je pense à mon pote qui est en train de respirer en ce moment même        quand je dis respirer je veux dire VRAIMENT RESPIRER pas par habitude comme ça par conformisme et pour ne pas se poser de questions         pas parce qu'on fait ça depuis l'enfance et que papa maman papy mamie ont fait ça sous les Républiques 3 & 4  et même un peu l'État Français

mais par          AMOUR — je pense à mon pote

                                                          qui a besoin de tout l'amour qu'il peut contenir pour faire cet effort-là

                                                      qui écoute son sang couler entre ses bronches entre ses tempes & dans ses bras

pas comme on prend conscience une demi-seconde de son élément liquide quand on a failli rater le bus

mais comme quand le bruit du ruisseau monte & se met à secréter des violons dans une comédie romantique

juste avant la scène du baiser

                                              je pense

à mon pote qui bat des tempes

qui se colmate

mais qui n'a pas fini de se colmater

qui fuit un peu qui déborde et qui crache

comme s'il en avait trop

comme s'il en avait à refiler aux Kurdes aux Syriens aux p'tits gars de la Palestine ohé ohé

qui n'en voudraient sans doute pas, de son sang

de son sang qui a cogné à une valve de porc

qui manque de globules rouges mais qui a le mérite de couler encore

           je pense

à mon pote qui savoure l'air l'eau le sang et le plafond de l'hôpital

même s'il est vacillant comme un mauvais réveil de sieste

et je pense à mon air

à mon eau

à mon sang

j'y ajoute juste ce qu'il faut de caféine et de nicotine

pour que nos airs eaux sangs à mon pote et à moi

soient une petite fête)

 

 

26/01/2015

C'est maintenant ou jamais après les gens meurent

poètes ou députés de la troisième

les gens sont morts en général

il dit

vous pouvez regarder les noms des rues

de celle des Abattoirs au cours Émile Zola

c'est toujours comme ça

alors j'ai pensé

(il y avait pensé mais il se grattait la tête en le disant)

que j'allais prévenir les gens quand j'apprendrais que quelqu'un est vivant

pour l'instant j'ai les Pages Blanches

je prends dans l'ordre j'appelle

et si la personne répond je monte sur les tréteaux et je le crie bien fort

non merci non merci je n'ai besoin de rien

c'est gentil

c'est gentil mais si vous pouviez me laisser maintenant

on discute on discute et au bout d'un moment

les gens sont morts

 

18/01/2015

Cabaret Poétique

cabaret25janvier.jpg

Fred Houdaer remet son chapeau de M. Loyal pour un Cabaret Poétique qui s'annonce d'anthologie. Voyez plutôt :

NatYot (gosh !) Manu Campo (gee !) Maryse Vuillermet et moi.

Et c'est ce dimanche et c'est gratos et c'est au Périscope, 13 rue Delandine Lyon 2è, et c'est toujours gratos !