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18/12/2017

Marc Guimo à propos de De Gras et de nerf

Aucun texte alternatif disponible.

 

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Photos : Guimo

 

"Comment vous le voulez le dernier livre de Grégoire Damon ? Bien cuit, à point, saignant ? Les trois à la fois SVP, avec la couenne, avec les nerfs, avec le dernier souffle, aussi chaud qu’un cul de Père Nöel sur un traineau en feu, et aussi savoureux qu’un steak de renne sur la tranche d’un magazine de chasse. C’est tout ? Non c’est pas tout, je le veux dans les dents, dans l’œil, sous la peau, sous pression, hors-piste, hors-pair, je le veux nu comme une faim à marier, comme un muscle amoureux de l’os, je veux tâter son grammage, je veux le relire comme on opère, un bon couteau dans la main droite, une bonne journée à gauche.

Le site du traiteur pour le commander."

 

Merci à lui. À mon tour de vous signaler que vous pouvez en toute confiance passer vos heures de glandouille au bureau sur son blog Réalité dispersée.

Et tant qu'à faire acheter son bouquin, Un début de réalité. Mais j'y reviendrai.

 

22/03/2015

Simon, Paola, Jacques & moi

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Une critique des deux dernières livraisons du Pédalo Ivre, à savoir La Vie est trop vraie de Simon Allonneau et mon D'origine, est à lire dans le dernier numéro de la revue Décharge. Vous pouvez cliquer sur l'image pour l'agrandir, ou, mieux, vous pouvez commander la revue en cliquant sur le lien ci-dessus.

Merci à l'équipe de Décharge pour ces encouragements, et en particulier à Jacmo, si c'est bien l'auteur de cette chronique.

Quant à un axe Polder/Gros Textes/Le Pédalo ivre, je suis le premier à abonder dans son sens, d'abord parce qu'en tant que lecteur, ces maisons publient à mon sens ce qui se fait de plus vivant en poésie aujourd'hui, ensuite parce que, si le planning de publication du Pédalo avance comme prévu, la tendance devrait encore s'accentuer dans les mois qui viennent.

 

Dans un autre registre, Paola Pigani échauffée par quelques propos malheureux de Jacques Réda sur la poésie et l'oralité, m'adresse un petit clin d'œil sur son blog. 

Cara Paola, je suis bien d'accord avec toi, mais le droit à causer comme un vieux con reste un droit fondamental, pour ceusses qui ont écrit un jour des choses magnifiques comme pour les autres...

 

06/01/2014

Du ciel, des champs

à F. G.


dans mon souvenir du ciel

il y a une nationale qui avance droit devant

un platane tous le dix mètres

des couronnes de motards morts 

des machines agricoles

des monticules bâchés de plastique avec des pneus pour tenir l'ensemble


des bornes kilométriques

des bornes kilométriques

mais pas d'homme


dans mon souvenir du ciel

ce qui comptait c'était de ne pas regarder le ciel

de gris à rose via une fiole d'orangé dans la gueule

un avion et sa déjection solide

une buse punaisée là-haut et des fous en parapente

tout 

et tout ce qui nous chie dessus aussi

sauf le ciel


dans mon souvenir

on ne pouvait même plus écrire CIEL

et je t'en ai voulu pour les nuages

les chiens crevés les hérissons les lapins en bouillie on les voyait bien

mais ceux de là-haut surtout pas

tout ça

c'était du néant

le même signe particulier que moi ça ne s'invente pas


pas de panique on avalerait ça en quelques heures

ce ne serait que l'affaire d'un petit trajet de bagnole

c'est ce que promettait papa

et on y croyait 

avec une ferveur à retenir notre respiration jusqu'à ce qu'on aperçoive les tours et les feux rouges

 

en attendant tout puait l'essence et la bouse de vache

et c'était ça la vie

pourtant je ne veux pas croire que nos parents nous détestaient à ce point


alors oui je t'en ai voulu pour ton ciel et tes nuages

mais après j'ai réfléchi

ce n'était peut-être pas le ciel

c'était peut-être mon torticolis

 

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A part ça ?

Fabienne Swiatly évoque Mon Vrai boulot sur le site remue.net, avec en prime une interview de Fred Houdaer sur la naissance de la collection poésie du Pédalo Ivre.