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14/09/2020

Hommage à tous les potes qui m'apprennent la SF

Me voilà pour la première fois publié

dans une anthologie de poésie martienne.

Je l'ai reçue ce matin par la poste :

à première vue, on dirait un galet.

Mais pas parfaitement lisse.

On sent des rugosités sur le côté pile

un peu semblables à des circuits électroniques.

(Ou sur le côté face, selon le sens dans lequel on tient l'objet.)

De l'autre côté (face, donc, ou pile, selon)

des espèces de vagues - non, de phasmes en goguette - non, de graines de soja

qui ne réagissent qu'aux plus hauts degrés d'ultraviolets.

Je ne sais pas comment on s'en sert, 

et d'ailleurs, d'après le directeur de la revue,

je ne suis pas physiquement équipé pour la lire, il y a 

une sorte de clignotement deux fois par jour mais c'est tout.

Le signal se transmet par une vibration olfacto-sensible semblable aux phéromones chez vous

encore que pas tout à fait - et tout se joue dans le pas tout à fait.

Si on tient la revue dans sa main, si on la tient longtemps je veux dire, si on la chauffe,

elle finit par devenir légèrement malléable.

Un peu comme une balle en caoutchouc.

Le genre de balles qui vous ramènes aux verts carreaux carrés de l'enfance,

qu'on voudrait - physiquement, et c'est presque irrépressible -

faire rebondir sur un beau carrelage.

Mais en fait, elle ne rebondit pas si bien que ça.

 

17:16 Publié dans Exotisme | Lien permanent | Commentaires (0)

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